Cette année, marque le retour des belles éclosions du mois de mai et d’un plaisir immense que de s’adonner à la pêche à la mouche.

Que ce soit en nymphe, en sèche ou au fil voire en noyée, le mois a été riche ! Très riche même. Les poissons sont bien en forme, l’eau est encore fraîche et les débits vraiment satisfaisants, nous avons de la chance.

Démarrons en fanfare avec cette superbe pointée qui transperçait la surface de son bec

 

J’ai pu observer de belles fraies d’ombres communs sur la Marne et le Rognon, annonçant sûrement un futur pour cette espèce reine de la PALM.

Alors je vais vous conter quelques lignes sur ces dernières sorties en guidage le long de nos rivières haut-marnaises où, en plus d’évasion, nous avons pu profiter de beaux gobages et poissons.

 

Je vais revenir sur François, ce pêcheur devant l’éternel, moucheur depuis tant d’années, qui me faisait revivre ses moments de pêche à la grande époque et qui voulait découvrir nos 2 rivières phares qu’étaient la Marne et le Rognon. Il voulait retrouver le geste et revoir des gobages pour pêcher en sèche comme il aime le faire simplement. En une semaine, il aura été gâté de faire passer de petits CDC sur les ombres ou de gros sedges sur les truites farios. Il m’a avoué avoir été conquis.

Un pêcheur seul, au milieu de rien, attaquant les gobages… c’est ça le pied!

 

Alors que les températures remontaient tout doucement et que les premières grosses éphémères pointaient le bout de leur nez, il y a eu ceux qui ont voulu préparer leur première saison mouche en passant par l’initiation, comme Aurélien. Ce passionné désirant se mettre à la pêche à la mouche, voulait s’assurer d’apprendre les bons gestes auprès d’un guide pour gagner du temps et ne pas se bloquer dans de mauvaises habitudes.

En 1h à peine il apprenait déjà à fouetter et se retrouvait au bord de l’eau pour attaquer ses premiers poissons en sèche et il n’aura pas fallu longtemps pour plier du carbone !

Quoi de mieux qu’une superbe AEC dépassant les 50cm pour apprendre à maîtriser les combats ?

 

Suite à un premier apprentissage en « réservoir » rivière il fera, dans l’après-midi, ses premières truites farios et sera reparti avec une vraie conviction… « je suis capable de le faire maintenant ! Merci au guide ». Quel plaisir d’entendre ce genre de discours, bien joué Aurélien.

Petite rivière sauvage haut-marnaise pour cette beauté cachée

 

Nous arrivons dans les explosions des grandes éphémères, un balai somptueux à la surface de l’eau pour les mouches de mai et des gobages bien marqués pour nos truites.

Quand la mue commence, Dame Nature nous offre un spectacle grandiose

 

Maxime, arrivant tout droit de Belgique, il sera en plein dedans ! Il ne pratique que rarement la pêche à la mouche et n’a jamais pris de truite fario de sa vie, alors je vais tout mettre en place pour lui laisser un souvenir impérissable de la Haute-Marne.

Une grosse truite de Marne, ça se mérite ! Un superbe coup de Mai

 

Tous les insectes sont dehors désormais, sedges, baetis, vulgata, echdio, mai … tout y est. Il est temps de combiner entre nymphe à vue, nymphe au fil et mouche sèche pour s’en donner à coeur joie sur tous les parcours. Que ce soit à la fin des radiers, sur les lisses ou dans les courants, il est important de savoir adapter sa pêche au milieu.

Des milieux très diversifiés, autant d’approches différentes pour tous les pêcheurs.

 

Les ombres sont très actifs et montent très bien sur les nymphes, chacun y va du sien avec n’importe quelle technique. Un régal dans des secteurs sauvages avec des rivières superbes. Idéal pour travailler la technique dans des endroits un peu plus confinés. Chaque poisson est mérité, car il faudra soigner l’approche et choisir à chaque fois la bonne sèche/nymphe pour espérer toucher le Grâal.

Chaque pêcheur venu ici pour une journée ou un séjour se verra récompensé des efforts fournis par de nombreux poissons et cela montre bien qu’un réel potentiel est là.

Une étendard en guise de dorsale pour supporter les courants puissants

En résumé, 2019 marque, je l’espère, un tournant et un espoir pour la pêche à la mouche. On retrouve de beaux parcours peuplés de nombreux ombres et truites qui gobent et nymphent sur des insectes bien présents et diversifiés. En retournant les pierres jonchant le fond de la rivière, on se rend vite compte de la vie présente.

Tiens, ils tentent de se mettre à l’abri n’importe où.

 

La Haute-Marne offre de nombreux terrains de jeu très variés pour la PALM, profitons en. Que l’on veuille pêcher à vue, pêcher court, pêcher en surface ou simplement observer le comportement du poisson, nos rivières sont le théâtre de belles choses.

Magnifique truite du Rognon qui succombera au passage d’un sedge roux